Affichage des articles dont le libellé est Les Iraniens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les Iraniens. Afficher tous les articles

vendredi 5 juin 2009

Campagne présidentiel

A mon grand étonnement, l'élection à la présidentiel en Iran suscite un certain intérêt chez la jeunesse de Téhéran. Depuis l'ouverture de la campagne, des centaines de personnes se retrouvent tous les soirs sur la place de « Tajrish » et le long de la « Vali-Ars Street » au nord de la ville. La plupart scande le nom de Mir Hossein Moussavi, le candidat modéré soutenu par l'ancien président réformiste M. Khatami.



J'avais cru initialement que cette élection dont les protagonistes ne brillaient pas par leur diversité, allait conforter le sentiment d'indifférence, voire de rejet de la classe politique local,... c'était sans compter la très forte impopularité de Mahmoud Ahmadinedjad auprès de la jeunesse Téhérannaise.

Le retour aux « valeurs morales de la révolution islamique » prônait par son gouvernement depuis 4 ans y est clairement pour quelque chose : la multiplication des contrôles en tout genre (notamment vestimentaire), ou de surveillance des universités ont laissé un goût amer aux plus jeunes.

On verra ce qui ressortira de la présidentiel le 12 juin, mais même si le résultat n'est pas celui qu'elle souhaite, cela rassure d'ores et déjà sur la volonté de la nouvelle génération de faire bouger les choses.

Good luck !!

lundi 27 avril 2009

Parce que je le vaux bien

En Iran, la tenue islamique est de rigueur pour les femmes (même les étrangères), et les « Pasdaran » (gardiens de la révolution) sont là pour vérifier au bon respect de cette règle. Cependant, si vous imaginez que les iraniennes sont toutes voilées de la tête au pied, vous vous trompez lourdement.
C’est qu’au fil des années, elles ont su faire preuve d’une imagination sans limite pour rester féminine.
Ainsi les couleurs gaies ont remplacées peu à peu le noir ; le foulard, en glissant centimètre par centimètre, ne recouvre quelquefois plus que le chignon sur lequel il repose, et la tunique (pour cacher l’arrière) est devenue bien trop cintrée pour cacher quoique ce soit.

….et, là je ne parle pas du maquillage (quelque fois un peu extrême à mon goût).

Bref, même après un an ici, je suis encore tout étonné de voir autant de « laisser-aller », notamment dans les rues huppées de Téhéran,…. enfin un attrait à cette ville !!

Pour aller encore plus loin, l’une des dernières modes est de passer entre les mains des chirurgiens esthétiques, principalement pour refaire le nez (pour une raison que j’ignore, elles complexent dessus).
On voit ainsi de plus en plus des jeunes filles (quelques hommes aussi) arborant fièrement leur nouvel appendice nasal. Certaines font même dans l’ostentatoire : plus c’est voyant, mieux c’est !!…malheureusement !

C’est qu’un nez refait est aussi devenu un signe de statut social : il y a celles qui ont pu le faire (mine de rien, c’est que ce n’est pas gratuit tout ça), et celles qui ne le pourront jamais.

Bon, pour finir,… ces dernières ont trouvé la parade : elles portent pendant quelques jours un bout de sparadrap sur le nez (histoire de dire que elles aussi, elles l’ont fait), puis, devant le manque d‘enthousiasme de leurs copines en découvrant ce nouveau nez, expliquent que la modification n’a été que très légère.