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samedi 30 mai 2009

Pique-nique

L’une des principales distractions le week-end en Iran est sans contestation possible le sacro-saint pique-nique.

Tous les vendredi matin, la grande transhumance des citadins commence vers les montagnes ou les campagnes environnantes, et, peu à peu, les endroits les plus propices se couvrent de tentes et de Zilous (large tapis de plastique pour recouvrir le sol).

Le pique-nique, ici, est beaucoup plus qu’une simple occasion de prendre l’air, c’est aussi le moyen pour les Iraniens de discuter, d’écouter de la musique, de danser aussi quelquefois débarrassés de toute pression.

Je ne peux bien sur qu’adhérer à ce rituel, mais techniquement j’ai vraiment du mal à saisir pourquoi certains d’entre eux choisissent les lieux les plus improbables pour leur pique-nique (et ce n’est clairement pas pour échapper à la surveillance des « Pasdarans »).

Tout y passe : le bas-côté poussiéreux d’une route, l’asphalte brulant d’un parking, et même le milieu d’un échangeur d’autoroute (vous savez.. le no man’s land coincé par les voies d’accès).


samedi 9 mai 2009

Happy Nowrouz


Le nouvel an iranien est fêté le premier jour du printemps, c’est un héritage du calendrier Zoroastrien que l’arrivée de l’Islam n’a pas bouleversée. La célébration se déroule sur plusieurs jours, et suit un rituel bien établis… et un peu complexe aussi (cf lien Wikipédia).

Cette période est sans doute le meilleur moment de l’année pour les Iraniens : c’est l’une des rares occasions de sortir dans les rues pour un évènement vraiment festif,… bref l’ambiance y est beaucoup plus légère qu’à l’accoutumée.
Pour faire simple, « Nowrouz » c’est un peu le « nouvel an », le « 14 juillet » et les « grandes vacances d’août » de chez nous réunis en même temps. Les vendeurs des carrefours troquent leurs babioles habituelles par des pétards qui seront abusivement utilisés la veille, les devantures de magasins s’ornent de décorations traditionnelles (bougies, œufs peints, germes de blé,…), et beaucoup de monde profite des 2 semaines de vacances données dans les grandes administrations pour aller voir leur famille en province. Même la mairie de Téhéran tente de décorer un peu la ville pour l’occasion.

L’une des traditions les plus surprenantes est l’apparition quelques jours avant le nouvel an d’individus tout de rouge vêtus et avec visage grimé de noir. On les appelle les « Haji Pirûz », ils symbolisent la fin et la renaissance de l’année. Ces personnages déambulent dans les rues en dansant et en chatant la bonne année, tambourins à la main. Beaucoup de passant leur donnent un ou 2 billets en échange de leurs bons vœux.

Pour moi, « Nowrouz », c’est aussi beau bordel à l’aéroport quand tout le monde rentre à Téhéran en même temps. La police religieuse y est complètement dépassée à cause de l’affluence, et finit par laisser passer les bagages sans vérification...bref une bonne période pour passer outre la censure.